vendredi 11 décembre 2009

Critique d'une publicité sociétale ou humanitaire

Source: http://a7.idata.over-blog.com/499x353/1/91/72/33//greenpeace.jpg (page consultée le 11 décembre 2009)

Rising sea levels ? Ça risque d'arriver !

Ce n'est pas un secret, pour Greenpeace, Bush est un «climate criminal». Lors de ses deux mandats à la présidence des États-Unis, George W. Bush a suscité des mécontentements à maintes reprises, notamment en environnement. De bien des points de vue, la politique environnementale demeure son plus grand échec. Pour ma part, la publicité présentée par l'organisation environnementale illustre parfaitement la raison du refus de George Bush de ratifier le protocole de Kyoto: il faut éviter de freiner l'économie. Dans un domaine où les groupes d'intérêt, tel que Greenpeace, dirigent principalement des activités de lobbyisme et n'ont pas peur de dénoncer les injustices, la publicité ci-dessus définit bien l'image que Greenpeace a du président américain. Pour ces militants environnementaux, Bush est un pur et dur droitiste qui se réjouira bientôt de la création d'emplois pour la main-d'oeuvre des sauveteurs causée par la hausse du niveau des mers. Quelle ironie pour ce grand homme d'élite d'aller jusqu'à se préoccuper de l'embauche de je-ne-sais-trop combien de «lifeguards» plutôt que d'admettre l'importance des réchauffements climatiques (qui n'échapperont pas non plus aux États-Unis, que ce soit bien entendu). Le message est brutal et accusateur, mais la forme est plutôt humoristique. L'humour, en publicité, est un outil de communication très sollicité. L'émotion ici créée par la publicité de Greenpeace m'a semblée efficace. L'ironie est tellement forte qu'on ne peut que se ranger du côté des environnementaux. À quand la prison des «climate criminals» ?

lundi 2 novembre 2009

Critique d'une publicité politique

Source logo: Parti Vert du Canada, [En ligne]: http://greenparty.ca/ (page consultée le 31 octobre 2009)




Vert, mais sans aucune autre couleur.


Claude William Genest, leader adjoint du Parti Vert du Canada, lance une série de publicités vidéo pour convaincre les électeurs qu'il mérite sa place au Parlement canadien. Le Parti Vert impose efficacement sa vision du changement et de l'espoir, mais omet de centraliser son positionnement sur l'échiquier politique. La chronologie est bien appliquée, on montre clairement que le présent est négatif à cause des mauvaises politiques du gouvernement en place et on propose un plan de remplacement pour l'avenir. La plus grande erreur du Parti Vert est de céder le centre aux plus grands partis, c'est pourquoi, misant sur un enjeu particulier comme l'environnement, il écarte un grand nombre d'électeurs. En effet, lorsqu'on ne joue pas la règle de base du centre politique, on est automatique en difficulté, car le centriste reproche à son adversaire sa position extrémiste. Cependant, je pense que la stratégie de Claude William Genest est relativement opérante, dans la mesure où on attaque durement le bilan du gouvernement conservateur notamment sur les thèmes des sables bitumineux et de la contamination de notre principale ressource naturelle, l'eau. Les vidéos du leader vert sont efficientes, vont droit au but des verts, et même si elles passent bien le message, je continue de croire que le problème ne réside pas dans l'approche publicitaire, mais dans l'équilibre des idées et du programme électoral du parti. Côté marketing, le Parti Vert a bien identifié les besoins environnementaux auxquels les présents partis politiques ne répondent pas actuellement.
Liens vidéos

Source: Parti Vert du Canada, [En ligne]: http://greenparty.ca (page consultée le 31 octobre 2009)

Nicky Cayer

lundi 28 septembre 2009

Critique d'un publicité imprimée - Attention, élections ?

Source photo: DENIS, Jonathan. 2009. «Pourquoi la pub négative en campagne électorale?». Cyberpresse, [En ligne] http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200909/09/01-900100-pourquoi-la-pub-negative-en-campagne-electorale.php (page consultée le 28 septembre 2009)

DEUX PARTIS, UN REGARD.
SEUL LE BLOC QUÉBÉCOIS SE LÈVE POUR DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DU QUÉBEC

28 septembre 2009, lancement de la stratégie offensive publicitaire du Bloc Québécois. Avant d’arrêter mon choix sur une publicité, l’information m’est venue à l’oreille que le parti fédéral de Gilles Duceppe lançait son offensive publicitaire en ce dernier lundi de septembre. J’éviterai ici de dévoiler ma position quant aux principes et aux idéologies du Bloc Québécois, mais mentionnerai tout de même que cette publicité méritait que l’on y porte attention. Dans cette visée, le parti politique souverainiste de Gilles Duceppe dénonce la même considération pour la nation québécoise qu’ont les deux chefs des grands partis fédéraux. En prenant compte de l’objectif de communication du Bloc Québécois, je pense que cette publicité est ingénieuse puisque cette stratégie de communication de masse produira sans doute des effets intentionnels très importants en cette éventuelle période électorale canadienne. En effet, cette publicité est provocatrice de par sa représentation des visages de Stephen Harper et Michael Ignatieff qui ne forment qu’un, son titre dénonciateur bleu et rouge la rend efficace et la mise en valeur du parti bloquiste est simple mais forte.
Je crois que la publicité négative s’adapte bien aux objectifs du Bloc Québécois, car si celle-ci peut avoir pour effet de diminuer la participation électorale, ce sera surtout chez électeurs n’ayant pas d’identification partisane très développée. Or, pour les partisans du parti politique souverainiste, cette publicité contribuerait sans doute plus à stimuler leur sentiment d’appartenance, car l’enjeu de la souveraineté québécoise ne se discute pas pour les véritables souverainistes.
Je n’affectionne pas particulièrement le concept de la publicité négative, mais si elle a raison d’être, je préfère qu’elle s’attaque aux enjeux et aux actions plutôt qu’aux personnes. De plus, lorsqu’on se rend sur le site officiel du Bloc Québécois, il est possible de lire un résumé des principales raisons qui portent l’équipe bloquiste à dénoncer les grands chefs politiques de la scène fédérale en matière de défense des intérêts du peuple québécois et ce, à travers multiples champs d’actions gouvernementales tels que la révision du système de péréquations, le délaissement de l’industrie forestière du Québec, etc. En cette amorce de période préélectorale, je souhaite que cette publicité n’ait en fait qu’un seul résultat : stimuler la participation électorale.